Psychologie Maternelle : Rassurance de la jeune maman

(ça marche encore mieux si vous en êtes à la deuxième ponte)

Les manuels « Comment être un homme parfait ? » publiés entre la préhistoire et le XXème siècle sont formels : le rôle de l’individu armé de gamètes mâles est de rassurer sa femelle. C’est pas écrit tel quel, mais c’est l’idée : homme ramener gibier pour femme(s) et enfants, homme pourvoir aux besoins matériels de femme, homme.

Toutes ces missions vont dans un même sens plus global : rassurer la femme, ce petit être perdu sans son homme, sans la moindre défense face à ce monde cruel.

Au XXIème siècle, il semblerait que la donne ait un tantinet changé : les hommes se lancent dans des carrières d’homme au foyer, les femmes deviennent CEO (« ci-i-o » à l’américaine), elles ont même des Blackberry et des assistants de sexe masculin rien que pour elles… et pire : il arrive qu’elles ramènent autant, voire plus de fric à la maison que l’homme.

La terre tourne sur la tête, me direz-vous ? Bah non, pas tant que ça. Voyez-vous, j’ai une femme créatrice et chef d’entreprise, bizness woman qui passe sa vie au téléphone et pourtant, elle m’envoie depuis quelques semaines des signaux émettant « rassure-moi siteplé, rassure-moi siteplé, rassure-moi siteplé ».

Comme quoi, les atavismes ont encore de beaux jours devant eux.

La cause de ces signaux inhabituels ? Les kilos post-grossesse, mon ami. Elle s’est débarrassé de la plupart d’entre eux, mais il y en a quelques-uns qui semblent bien se plaire dans la région fessale et qui squatteraient bien encore quelques temps.

Le printemps arrivant, la femme reçoit des stimuli de toute part concernant cette petite surcharge pondérale : arrivée des vacances (à la playa), magazines et last but not least, fringues pré-grossesse qui disent « no no no »…

D’où insécurité, d’où questionnements face à l’avenir (« réussirais-je à retrouver ma ligne d’antan ? »), d’où signaux réclamant de la rassurance.

Face à cette attitude, en tant que mâle, vous avez quatre solutions :

– Vous montrer implacable. « Ah mais il n’est pas question que tu restes comme ça. Dès demain, régime tomate salade pour Madame ! ». Pour un meilleur résultat, n’hésitez pas à y ajouter une petite touche vicelarde de sacré bâtard : « … sinon, je me verrai dans l’obligation de me mettre à la recherche d’une maitresse qui saura me séduire ».
– Vous montrer compréhensif, mais pas trop. « Non non, prends ton temps, tu sais, ça n’est pas pour ta ligne mannequin que je t’ai aimée. Et enfantée…. (marquez bien une longue pause) … mais bon… il te reste combien à perdre, sinon ? »
– Vous mettre à prendre du poids, aussi. A vos les restos fondue savoyarde – cassoulet  et autres repas du sud-Ouest en amoureux (profitez-en pour enrichir le PIB moyen de la baby-sitter en France). Picolez un apéro tous les soirs (ça permet d’oublier les malheurs des jeunes parents), rien à foutre après tout ! (gaffe au cholestérol tout de même)
– Déclarer qu’elle peut bien prendre tous les kilos qu’elle veut, après tout, elle est devenue la mère de vos enfants. Et non plus un objet de désir.

Nota Bene : pendant ce temps-là, vous, de votre côté, vous arborez toujours cette sympathique bedaine que vous avez pécho lors de la couvade et qui annonce une quarantaine florissante. Sacré veinard. Et qu’elle ne vienne pas vous dire que vous devriez faire des abdos, ça risque de chier sévère sinon.

3 réflexions sur « Psychologie Maternelle : Rassurance de la jeune maman »

  1. Mais vous savez moi je ne crois pas qu’il y ait de bonne ou de mauvaise situation… Moi si je devais résumer ma vie aujourd’hui, avec vous, je dirai que c’est d’abord des rencontres, des gens qui m’ont tendu la main, peut-être à un moment où je ne pouvais pas, où j’étais seul chez moi. (mouhahaha)

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