P'tite conne

Ouais je sais. Ca peut paraître un peu cavalier, comme titre. Mais c’est le premier truc que je me suis dit quand je suis sorti de sa chambre.

Lyna venait de nous faire son premier coup de Trafalgar « non mais Papa et Maman ne m’abandonnez pas s’il vous plaît, je ne veux pas rester toute seeeeule à la maisoooon/ mais non mais t’es avec Perrine / mais noooon je veux pas que vous partiiiiez / bah on revient, on va juste au resto / Mais noooon je veux pas ».

Pleurs, cris, fondage de plombs, envoyage de doudous ad patres à l’appui.

Chantage affectif de base. Elle nous avait donné un aperçu timide, mais c’était resté sans suite. « Papa je veux pas que vous alliez au restaurant avec Maman ». C’est ça, va donc bouffer tes bouclettes. « Bah non, Papa et Maman, ils ont BESOIN de se retrouver à deux, en amoureux ». Pan dans tes dents de lait.

Mais là, ce soir, c’était le niveau du-dessus. La grosse grosse colère. J’ai failli la foutre sous la douche froide tellement elle était hystérique. FAILLI. Je voudrais remercier ma mère, mon producteur, mon petit frère, Dieu, sans qui cette idée ne me serait jamais venue à l’esprit.

Résultat : on s’est quand même barrés, mais avec la culpabilité-à-la-con vissée au ventre. Forcément, cette histoire nous a mis les nerfs en pelote et plutôt que de rester soudés dans l’adversité, on s’est pris la tête au resto. Sur le thème de devinez quoi ? L’éducation, les gamines, ton rôle mon rôle blablablabla-de-la-merde. Bah oui madame. CHAMPIONS DU MONDE, qu’on est.

Lyna 1 – ses cons de parents 0.

Je me posais la question : combien de têtes de cons de gamins ont ruiné de la sorte les soirées en amoureux de leurs parents, les obligeant à rester coincés chez eux, par peur de déclencher une guerre nucléaire dans la maisonnée, et flinguant par là-même le peu de complicité qu’il leur restait au sein du couple ?

On est bien d’accord, ils ont pas choisi d’être là, les fameuses têtes de con de gamins.

La réponse est donc simple : faut rester fort dans l’adversité. Donc la prochaine fois : « va te coucher et estime-toi heureuse qu’on n’ait pas pris Freddy Krueger comme baby-sitter ! »

Et nous, on passera une belle soirée en foutus amoureux qu’on est. MERDALORS.

Fifiiiiiille...
Fifiiiiiille...

6 réflexions sur « P'tite conne »

  1. Ou alors.. tu l’as mets sous la douche.. =) .. je t’assure, ca calme.. Mes parents faisaient ca avec moi (je n’insinue pas DU TOUT que je partais en crise d’hystérie..) Mais on me tapait sous la douche et après on ré-essayait de voir si je voulais dire bonjour à la voisine.. (Je tiens a préciser pour ma défense que c’est le genre de voisine qu’on a tous.. et que personne ne veut vraiment embrasser) ..

  2. J’adore ton article !
    Dans le genre, y’a aussi la bonne bouille avec la petite lèvre qui pendouille, trèèèèèèès triste voire les larmes de crocodile et les « je t’aime » déchirants, ça fait bien culpabiliser ça aussi….

    Sales gosses !

  3. oh, on entend bien le pétage de plombs là! c’est du vécu y’a pas foto ! mais t’as encore rien vu ! mon dernier, 3 ans dans un mois, était doux et tendre comme un amour … jusqu’à il y a deux mois ! élément déclencheur ? bonne question. mais le résultat est là : caprices, hurlements, et sans cesse en train de pleurnicher pour un oui ou un non ! on reste zen … jusqu’à la punition ! ben oui, on est parents pas anges ! au choix : on respire à fond, on lui consacre qques minutes, on fait la grosse voix, on met Tiji et oui j’assume, on laisse piailler, on lui crée un autre centre d’intérêt, on fait les gros yeux à la nounou pour qu’elle nous sauve de ce péril blond !
    mais oui, bonsang qu’il est difficile de continuer à être un couple à l’arrivée du deuxième. ben oui, ta fille, maintenant que vous lui avez fait une « copi-ne », elle a peur de ne plus être votre chérie primaire, c’est un appel du pied (dans les burnes certes !). )8O :la vache ! courage : l’ainée, douée en tout mais qui doute d’être aimée.

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