La piscine. C’est bien. J’ai mal.

Vladimir Jean-Claude Dus Poutine

Je vous parlais l’autre jour de la blessure du sportif, qui le fait régresser à vitesse grand V, mais il y a pire : l’arrêt complet de toute activité. C’est un peu ce que je vis depuis bientôt cinq ans. Pas le moindre bougeage de fion. Et croyez-moi, il ne faut pas si longtemps pour que les courbatures de « argh trop de sport cette semaine » soient remplacés par « aïe j’suis tout rouillé j’ai les genoux qui grincent ».

J’ai mal au dos tous les matins en me levant et si ça passe quelques minutes après m’être levé, ça me gave d’être tout niqué alors que j’attaque à peine l’âge du petit Jésus à la fin de l’année. Il suffit d’une journée – certes à crapahuter – dans Paris pour que je sois complètement lessivé physiquement pour le reste de la semaine. Pé-ni-ble.

J’ai donc décidé de combattre cette vieillesse précoce, mardi midi, en accompagnant ma courageuse blonde à la piscine.

P U T A I N D E M E R D E.

Excusez ce langage, mais mais mais P U T A I N D E M E R D E, je peux pas m’en empêcher.

Il y a cinq ans, alors que Cath préparait le concours de la magistrature, on allait nager une à deux fois par semaine. J’avalais les kilomètres telle une loutre un ornithorynque.

Mardi, une petite longueur et j’avais déjà les bras en feu, le souffle court et une seule envie : enfiler un bonnet de bain et aller soulever des haltères en mousse avec les p’tites vieilles du cours d’aquagym (aka « Le rassemblement des dessous de bras flasques », le paradis de Richard Fish d’Ally McBeal).

Le pire dans toute cette histoire ? L’ego. J’ai continué, j’ai forcé, j’me suis fait du mal, j’ai failli décéder plusieurs fois, j’ai dû boucler péniblement 500-600 mètres en 1/2 heure. Et depuis, je me redécouvre des muscles. Aïe. Ouille. Bobo.

Tout ça pour quoi ? Finir par re-nager comme L’Homme de l’Atlantide, re-arrêter la pistoche l’hiver venu, terrassé par les rhumes inhérents au cheveu mouillé en sortant (HA.HA), faire une pause de cinq ans, etc etc.

L’Homme n’est qu’un couillon qui a un besoin à crever de tourner en boucle, j’vous le dis.

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