Quatre ans

30 juin 2010. Lyna a 4 ans aujourd’hui. Petit florilège de 7 mois de stress.

– Depuis début janvier, ses copains et ses copines enchaînent les anniversaires, franchissant ce cap fatal des cinq années d’existence. Depuis début janvier, ses potes grandissent et depuis début janvier, elle reste scotchée à 3 ans alors que les autres la sèment. Trois ans « et demi », qu’elle précise à chaque fois qu’elle mentionne son âge. Insupportable pour le bestiau de compét qu’elle est (déjà).

– Comme elle est partie en vacances au moment de son anniv officiel, Cath avait organisé la semaine passée une fête avec toute sa bande de potes. Qui dit fête dit invitation. Apparemment, y’a des sites dédiés aux invitations, qui font des trucs Charlotte aux Fraises et tout. Trop bien. Problème : elles étaient tellement belles, les invitations que « Maman, je veux les garder pour moi ». Ca va être compliqué de rameuter la clique sans invit’, chérie.

– Au moment de faire la liste, y’avait des potes que Lyna ne voulait pas inviter. Ca avait dû se chamailler la veille dans la cour de récré (c’est la jungle) et BREF, y’avait pas moyen. Alors Cath lui a inculqué un truc merdique mais sans doute utile : les bonnes manières sociales. « Mais si machin ou machine t’avait invitée, alors tu dois l’inviter en retour ». J’ai eu la délicatesse de ne pas lui rappeler devant Lyna notre méthode de sélection d’invités pour notre mariage et à quel point on avait sodomisé les bonnes manières à cette occasion (rien que les potes, la famille proche épicétout).

– En parlant de mariage, je soupçonne aussi Cath d’avoir voulu vivre un revival de ses fêtes d’anniversaire quand elle avait l’âge de notre blondinette à bouclettes, un peu comme ces mères qui surinvestissent (et pas que financièrement) dans le mariage de leur fille. M’enfin.

– Le jour-même, je suis passé rapidos pour assister au soufflage de bougies. Je suis resté 1/4h, j’ai pris un Doliprane et je suis retourné au boulot. Dix gamins, ça ne fait pas 5 fois plus de bruit que 2 gamins. J’pense qu’à un moment donné, le bruit est exponentiel par rapport à la racine carrée du nombre de marmots présents dans la place, le tout multiplié par le jus de fruits et le gâteau qu’ils ont ingurgité. Y doit y avoir un théorème sur le sujet, c’est obligé.

– Cath, elle, était en mode « j’ai eu mon BAFA à 17 piges je vois pas pourquoi j’aurais pas de bons restes ». Elle avait beau avoir préparé tout un attirail commando pour occuper la fine équipe, ça ne l’a pas empêché de finir la journée aussi lessivée qu’après 3 semaines de colos (soit 20 jours de nuits de 4h arrosées du fameux « cinquième »). Les vrais savent.

– 30 juin 2006, 19h45. Mes premiers pas de père (celui-là, j’vous préviens, vous y aurez droit tous les ans, j’suis une grosse feignasse).

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