Biznesswoman VS Maman

Tous les 2-3 mois, quand arrivent les vacances scolaires, je sens plus que jamais chez Cath cette dualité, cette bataille rangée dans sa jolie tête blonde, où s’affrontent la biznesswoman accomplie qu’elle est et la maman que la société (et indirectement sa mère, qui était prof, donc présente pendant les vacances) lui a inculquée d’être.

Inlassablement, tous les 2-3 mois, elle décide donc de prendre une semaine de « congés » pour « passer du temps » avec ses filles, sans jamais anticiper que quand la bonne affaire bizness va pointer le bout de son nez, la femme d’affaires va se réveiller et envoyer péter tous ses projets de maman.

Et autant je pense que globalement, c’est chaud du slip pour les pères de se réinventer une place à partir du modèle patriarcal dans lequel on a été éduqués – pour ma part en tout cas, autant c’est à mon avis encore plus bordélique pour les nanas décidées à s’épanouir dans leur vie professionnelle tout en voulant mener de front une carrière de mère.

Attention, on ne plaisante pas avec le statut de Maman. Elle a tendance à culpabiliser dès qu’elle sent qu’elle sort des clous de la maman modèle. Ou du moins, elle avait, un peu moins maintenant, mais c’est parce qu’on a longuement discuté du fait qu’elle n’est pas une femme « programmée pour faire des enfants » (ça existe et je respecte), qu’elle devait faire ce qu’elle avait à faire pour s’éclater dans la vie, que la culpabilité n’arrangerait rien sauf qu’elles en joueront naturellement (les enfants c’est fourbe).

Ca n’a pas été simple. Ce genre de discussions se soldaient généralement par de grands torrents de larmes et de questionnements genre « Je suis donc une mère indigne ? »… bah non, parce que si y’avait une recette pour être la mère parfaite, ça se saurait.

Et les filles, me direz-vous ? Comme tous les enfants, elles s’adaptent, elles ne semblent pas malheureuses et ça fait trèèèès longtemps que je n’ai plus entendu un reproche de Lyna à sa mère qui sous-entendait qu’elle était trop souvent absente à son goût.

La preuve, que les enfants s’adaptent toujours : voici le témoignage d’une fille parlant de son père raciste. On n’est que ce qu’on est et nos enfants en pâtissent et se bâtissent grâce à / à cause de / en dépit de ce qu’on est. L’important, c’est de tenter d’échouer le moins possible.

Une réflexion sur « Biznesswoman VS Maman »

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