Heureux soient les parents de deux fifilles

C’est pas moi qui le dis, c’est une étude décrite plus longuement dans Slate (merci à Marie !) et pour le peu qu’on a pu voir avec les filles jusque-là, ça s’inscrit plutôt dans cette tendance : elles se fightent peu, elles sont plutôt complices et les quelques bastons se règlent rapidos sans rancoeur.

CA CHANGERA SANS DOUTE, me direz-vous et personnellement, j’espère bien que l’adolescence viendra mettre un peu de piment à base de « Maman y’a Kim qui m’a piqué mon soutif rose ! » dans leur relation un peu bisounours.

Pour revenir à l’étude :

  • la dernière place revient aux familles ayant quatre filles, alors qu’on arrête de venir nous gonfler avec le mythe du Docteur March… (cela signifierait-il que deux filles en tête-à-tête s’entendent à merveille mais que la compét s’installe dès qu’elles se retrouvent en « groupe » ?… à méditer)
  • A contrario, les familles avec quatre garçons arrivent à la 6ème place, pile poil au milieu du classement. Au nom de quoi une famille avec quatre garçons vivrait de façon plus harmonieuse qu’une famille avec quatre gonzesses ? Deux solutions donc : les mamans ne diront jamais de mal de leurs poussins OU BIEN les mecs sont moins casse-burnes en groupe. VA SAVOIR.
  • l’étude n’a pas « mesuré » les familles avec enfants uniques… mais de quel droit ? Au nom de quoi ? Parce que la famille à enfant unique ne sert à rien, étant donné qu’il faut 2,1 enfants pour reproduire les générations ? Et donc qu’ils se disent que sur un malentendu, une famille avec deux mômes pourrait passer à 3 ? NO WAY pour ma part.
  • Le speech m’a fait marrer « Les mamans et papas qui ont été interrogés aiment évidemment leurs enfants de tout cœur »classic shit : dans notre société actuelle, il faut TOUJOURS re-préciser en nota bene que si nos enfants nous les brisent menus, on les ADORE quand même. Ridicule. Comme si l’un empêchait l’autre. Comme s’il fallait que ça soit tout blanc ou tout noir.

7 réflexions sur « Heureux soient les parents de deux fifilles »

  1. Pour les enfants uniques, pour ma part je l’ai plus pris style « il n’a pas d’interaction avec ses frères et soeurs »… Donc l’enfant unique chouchouté, tout ça, quoi.

  2. On est une famille de quatre filles et s’il est vrai qu’on s’est beaucoup disputées, on s’est aussi beaucoup marrées et on s’entend super bien aujourd’hui. On est super soudées!

    Je trouve ça toujours bizarre de réduire des histoires particulières et spécifiques à des stéréotypes.

    Et un élément manque dans cette étude: la sante, bonne ou mauvaise, du couple parental…

  3. Laurène -> c’est le principe des études, non ? Effacer le caractère spécifique de chaque histoire pour tirer des conclusions générales et statistiquement le plus fiables possible 😉

  4. Alors moi qui suis une fille de sexe féminin jusqu’à preuve du contraire ayant une seule soeur de sexe féminin également, et bien ce ne fut jamais Bisounours et guimauve à la maison niveau ambiance. Je pense que si notre lieu de naissance était plutôt outre atlantique, on se serait foutu du plomb dans le cul tellement on ne se supportait pas.
    La seule chose qui a résolu cela c’est le fait de déménager à 200km l’une de l’autre. Maintenant on se kiffe grave quand on se revoit mais pas plus de 4 jours de suite. Après les vieux démons refont surface.

    Voilà c’était Marie en direct de son lit qui voulait montrer qu’un autre monde était possible.

  5. Merci Marie pour ce témoignage saisissant… Sans transition rendons-nous dans la Drôme où José, exploitant agricole d’une petite fermette laitière, tente tant bien que mal de continuer à vivre de la vente de son fromage de chèvre. Un reportage de Nicolas Artuis et Kévin Rogé.

    🙂

    (sans déc, merci hein :))

  6. A propose des familles de garçons: en fait les garçons s’emplâtrent, et ensuite, s’il y a lieu, vont chercher maman pour raccommoder et recoller les morceaux. Les filles crient d’abord et se battent après si les parents ne sont pas encore intervenus…
    Et plus la famille est nombreuse, plus le niveau sonore monte et du coup on a plus de mal à différencier l’ordinaire de la bagarre, si si….
    Mais bon mon témoignage ne rentre pas dans l’étude, on a dépassé le quota; 4 garçons et 1 fille…
    Franchement je la trouve un peu réductrice cette « enquête », comme s’il s’agissait d’une recette de cuisine!

  7. 3 ans de diff avec ma soeur, on a partagé la même chambre jusqu’à mes 16 ans.
    Pas de la tarte, petite c’était la guerre des jouets, ensuite la guerre du territoire (c’est mon coin nan c’est le mien maintenant). Ensuite la guerre des horaires (et vas y que je t’allume la lumière à 7h du mat et que je fume ma clope alors que l’autre(moi) comptait dormir jusqu’a 9h) … Mais maintenant qu’on ne vit plus ensemble ça va ^^

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