L'éclopée imaginaire

(ce post est totalement approuvé par Maman « – tu pourras dire que pour une fois, je suis totalement d’accord avec toi ! – ah mais c’est pas toujours le cas ? – bah parfois tu m’insultes un peu – ah oué c’est vrai »)

Voici donc un post semi-drôle semi-qu’est-ce que c’est que ce bordel qu’ils peuvent nous inventer ces FDP de mômes. Pour que vous pigiez bien le déroulement de cet épisode assez étrange de notre vie de parents, je vais vous ressortir quelques tweets :

Le déroulé du drame

Samedi soir (ça dure depuis le vendredi soir, 19h)

Le dimanche matin :

Le dimanche aprèm (quand le sirop mettait plus de temps qu’espéré à « faire effet »)

Après un p’tit coup de pression en fin de journée :

Le lundi matin :

(rectification : Lyna l’appelait « Mémé Genou », c’est autrement plus lol)

On est allés faire de l’accrobranche avec Lyna…

Et pendant ce temps…

Un peu plus tard dans l’après-midi…

Mais POURQUOAAA ?

Donc voilà. Au-delà des 72h de gâchis total de nos vacances, où on est passés par toutes les phases possibles (tentative de compréhension, tentative de soignage, coups de pressions, hurlements, tête dans les chiottes), on se demande tout de même foutrement ce qui a bien pu lui passer par la tête. Et on se pose inéluctablement la question : notre fille est-elle une future mytho en puissance ? Parce que passer 72h sur un bobard, on suppute que c’est du très haut niveau de mytho pour une môme de 4 ans. Si une psy-quelquechose pour enfant passe par là, j’aimerais avoir votre avis.

J’ai même passé une bonne demie-heure avec elle dimanche matin avant qu’on aille chez le toubib en mode calme/discussion pour lui demander ce qu’il se passait, si elle trouvait qu’on s’occupait pas assez d’elle tout ça, si elle avait envie qu’on fasse quelque chose pour elle pendant les vacances… Mais c’était une erreur : CET ENFANT A 4 ANS. Et comme le dit Louis CK « a 3 year old is a 3 year old » — en gros, c’est foutrement compliqué de savoir ce qui se trame dans sa calebasse.

Les conseils de tonton Fab pour gérer les mythos

Si ça vous arrive, voici tout de même la démarche qu’on a fini par adopter — après 48h de coups de chaud liés à l’incompréhension — avec sa mère :

  • Ne surtout pas la contrarier ou lui dire qu’elle raconte des cracks
  • Rentrer dans son jeu, lui dire qu’effectivement, elle doit avoir très mal (en sortant de chez le toubib, elle m’a dit « t’as vu, que le docteur il a dit que j’avais mal, hein ? »)
  • Lui offrir une solution de sortie (le toubib et le sirop) sans jamais la contrarier ou lui montrer qu’on se moque d’elle (il a fallu faire BEAUCOUP d’efforts pour ne pas se marrer quand elle marchait façon Gollum)
  • Et… patienter le temps qu’elle décide d’elle-même de sortir de son manège (chose qu’elle fera petit à petit, après 24h de zinzin, sur une ou deux heures de temps)
  • Une fois que c’est fait, l’encourager et lui dire à quel point on est fiers d’elle qu’elle remarche

Voilà voilà. FAITES DES MÔMES, HEIN. PLEIN.

Et bien sûr, depuis, tout va bien, elle va mieux, elle gambade, pas de nouveau craquage de slip en vue… et de toute façon, elle nous y reprendra plus, on adoptera le même comportement si elle recommence (« pas de souci ma chérie, tu as 4 ans et tu es enceinte, on va aller voir le gygy, oui oui »).

Et pour conclure, un petit tweet de Xavier :

8 réflexions sur « L'éclopée imaginaire »

  1. Je… Hum. J’étais exactement comme ça. Si petite, je ne sais pas, mais genre de 8 ans à 15-16 ans (voire plus…). Mais j’essayais d’étaler la période de guérison sur plus de temps, histoire d’être crédible. Ça commençait toujours par un vrai truc mais je grossissais le tableau.
    (Dans ma caboche de môme, si je n’avais pas un bobo quelque part, on ne s’occuperait pas de moi… M’enfin c’était en rapport avec la situation familiale très particulière, donc ça n’a aucun rapport avec le fonctionnement de Kim !)

  2. Mais ça doit sans doute être en rapport avec ça, avec le début des vacances, qu’elle se sente exclue, tout ça, c’est pas impossible, même si on fait hyper gaffe !

  3. Je me rappel qu’étant petit j’étais pareil. Le problème c’est qu’une fois la comédie commencé je ne pouvais plus faire marche arrière sans me sentir blessé dans ma fierté, résultat je m’enfonçais coûte que coûte dans mes mensonges jusqu’à me convaincre quasiment moi même. Du coup bien trouvé le coup de laisser une porte de sortie.

    En tout cas c’est sur ça donne pas forcément envie d’avoir des enfants, mais c’est toujours drôle à lire chez les autres.

  4. « Oui tu dis que tu ne peux plus marcher… (le « Oui tu dis que » est super important!) e »t je pense qu’une bonne piqure devrait t’aider… »
    Chez nous (5 enfants), c’était magique!!!!!!!!
    La photo est trop mimi!!!!!!!

  5. Quand j’étais petite je m’étais écorchée le genou pareil et moi non plus je voulais pas marcher pendant genre 1 journée , en fait parce que ça me tirait la peau tout simplement, mais a cet age là a peine j’avais un bobo c’était la fin du monde, pleurs etc, parce que je ne connaissais que ce niveau de douleur mais bon là votre fille ça a bien duré longtemps !!

  6. Bonsoir Fab !
    Je suis tombée sur cet article (plus trop d’actualité) par hasard en me baladant sur ton blog alors que j’avais déjà lu tes tweets y a longtemps maintenant, et je sais pas si ça peut encore te servir mais je tenais à répondre plus ou moins pertinemment à ce que tu te demandais : pourquoi Kim fait ça. J’ai un peu grandi depuis, je viens d’avoir 16 ans mais je pense qu’il m’est moi aussi déjà arrivé dans ma plus petite enfance de sortir ce genre d’énorme mytho tout à fait étrange, et puis surtout ma demie-sœur de 9 ans nous en a refait un y a 6 mois. Donc je suis à la fois passée par ta fille et par toi, j’ai fait et subi le mytho. Et j’ai eu à peu près les mêmes envies de meurtre, même en tant que demie sœur. Pour ce qui est de mon propre délire, je pense que ta fille savait parfaitement qu’elle était capable de marcher, mais qu’elle souhaitait (comme moi encore aujourd’hui, je suis peut-être un peu folle) qu’il se passe quelque chose d’exceptionnel, en l’occurrence une blessure qui sorte de l’ordinaire, avec il des conséquences plus spectaculaires qu’un peut bobo de rien du tout qu’on oublie après un bisou magique. Tu t’es peut-être ilaginé aussi qu’elle voulait attirer l’attention sur elle. Mais au final, c’est comme un placebo négatif, on s’imagine vraiment qu’on a mal, et on est soulgé que quelqu’un d’autre l’envisage sérieusement (le docteur). En tout cas, ça ne veut à mon avis absolument pas dire qu’elle reproduira l’expérience.
    Je ne sais pas si ce commentaire t’a apporté grand chose, mais en tout cas j’ai beaucoup aimé cet article et puis ton blog en général est génial, je me demande si mon père pense comme toi (maintenant avec la famille recomposée il est seul pour cinq filles…). Donc j’aime énormément ton blog, je passe une bonne partie de mon temps sur Madmoizelle et je vais certainement craquer pour la coque iPhone.
    Bonjour à Paris ou à Lille ou les deux !

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