Une année avec une jeune fille au-pair à la maison : le bilan

Il y a un an quasiment jour pour jour, je gagnais une bataille de plusieurs années : Cath me disait qu’elle était ok pour accueillir une étudiante pour s’occuper des filles, à l’occasion de notre déménagement dans une maison un peu plus grande.

Bon j’ai dû faire une concession : à la base, je voulais une étudiante étrangère, qu’on prendrait « au-pair », mais ma blonde me demandait d’accueillir plutôt une Française pour tester, rapport au fait qu’elle parle anglais comme une vache espagnole (en réalité, elle parle mieux qu’elle ne le pense, mais comme beaucoup de compatriotes, elle a la trouille de se lancer mais c’est un autre débat).

J’ai donc lancé une annonce ici (que j’ai relayée sur madmoiZelle, ça aide), on a reçu une trentaine de mails, vu une dizaine de candidates et on a retenu le plus naturellement du monde celle avec qui le contact avait le mieux passé dans les trois premières minutes. Petite anecdote rigolote, Johanna venait de Rennes pour étudier à l’IUP INFOCOM à Roubaix, l’endroit même où j’ai fait mes études y’a 15 piges. Amusant — mais si elle avait été chiante et relou, ce détail ne l’aurait pas qualifié pour autant.

Elle est arrivée fin août, a déménagé avec nous, a subi les affres de l’installation sans jamais broncher et surtout, elle s’est extrêmement vite adaptée à notre vie de famille, en se rendant utile sans s’imposer. Un vrai bonheur en somme, aussi bien pour elle (en tout cas, c’est ce qu’elle nous dit) que pour nous et pour les filles, qui l’adorent.

Mais là, « Jojo » va nous quitter, puisqu’elle part aux US en janvier. On va donc se re-mettre à la recherche de quelqu’un, mais avant ça, je vous propose un rapide bilan (et quelques conseils) :

  • On a signé un contrat — les joies de ma femme juriste, que je vous partage avec grand plaisir. L’idée est simple : on lui fournit x euros de « services » (le toit, la bouffe, l’internet etc) contre x heures de présence pour s’occuper des filles. On l’a déclarée à l’URSSAF (contre 0 euros de salaire, sisi c’est possible, en échange de quelques euros par mois de cotisations). Toute bonne relation de travail démarre avec un cadre contractuel clair. Celle-ci l’était dès le départ.
  • Sa mère a profité du déménagement pour venir passer un week-end à la maison – elle est d’ailleurs adorable. C’était rassurant pour elle et pour nous, l’occasion d’en apprendre plus sur sa famille. Ça reste un très chouette souvenir, d’autant plus qu’on était en pleine préparation de déménagement.
  • Il lui faut obligatoirement un endroit où être peinarde. Ça peut paraître bateau mais on a fait installer une télé et le câble dans sa chambre, si bien qu’elle pouvait s’enfermer dans sa chambre un dimanche entier quand elle n’avait pas envie de subir notre présence. Et de notre côté, cette téloche dans sa chambre nous a permis avec Cath de pouvoir nous faire des soirées télé comme si on était tous seuls à la maison. Hormis une fois où elle avait mangé mon Magnum double choco que je m’étais gardé au chaud pour le week-end (et encore, je lui avais pas signifié que dans ma tête, il m’appartenait haha), j’ai vraiment la sensation de ne pas avoir eu à subir une présence supplémentaire contraignante à la maison.
  • De la même façon, au fur et à mesure que l’année avançait, Johanna prenait ses marques, se faisait des potes, s’inventait une vie en dehors de la maison, tout en continuant à partager quelques moments en famille (et à être présente aux heures où on avait besoin d’elle, bien sûr). Un équilibre qui s’est bâti petit à petit.
  • Notre contrat prévoyait deux soirées par semaine OU une soirée-nuit-matin-tu-déposes-les-filles-à-l’école. On a pu profiter de soirées à Paris comme on l’entendait, mais on a aussi vraiment pu nous retrouver autour de rendez-vous en tête-à-tête indispensables dans notre quotidien agité. Avoir deux soirées de liberté totale par semaine, sans vous soucier d’une heure à laquelle vous devez rentrer, c’est une liberté dont on ne mesure clairement pas le prix.
  • Enfin, d’un point de vue personnel, je n’aurais jamais pris la décision d’aller bosser à mi-temps à Paris, avec comme objectif de donner à madmoiZelle une nouvelle dimension, si Jojo n’avait pas été là. Elle a été – et est toujours – d’une aide précieuse dans ce projet.

Comme je le disais plus tôt, Jojo se tire vers les US en janvier, on va donc chercher quelqu’un dès le mois de septembre pour la remplacer. Si ça vous dit, faites tourner l’annonce à vos amies et votre famille.

4 réflexions sur « Une année avec une jeune fille au-pair à la maison : le bilan »

  1. ah la fameuse Jojo d’Infocom ! 🙂
    Venir travailler dans le salon du boss de madmoizelle c’était vraiment la dernière chose que j’avais imaginé faire en arrivant à Lille. Mais travailler sur le projet Lille O’Bars des soirées entières ça faisait parti du programme aussi !

Laisser un commentaire