Parents d'un garçon, voici comment éviter de faire de votre môme un violeur

Ça pourrait éviter à votre fiston de violer — par exemple — mes filles.

Oui, parce que, vous ne le savez peut-être pas, mais les chiffres concernant le viol en France sont alarmants :

  • Une femme sur 10 a été violée ou le sera au cours de sa vie.
  • Dans 80% des cas, l’agresseur est connu de la victime, et un tiers des viols a lieu au sein du couple.
  • 74 % des viols sont commis par une personne connue de la victime (cf. ce tumblr qui fait froid dans le dos je connais un violeur)
  • 25 % des viols sont commis par un membre de la famille
  • 57 % des viols sont commis sur des personnes mineures (filles et garçons)
  • 51% des viols sont des viols aggravés
  • 67 % des viols ont lieu au domicile (de la victime ou de l’agresseur)
  • 45 % des viols sont commis la journée et non la nuit.
  • Selon Amnesty international (2007), 90 % des violeurs ne présentent aucune pathologie mentale et 90 % des condamnés sont issus de classes populaires
  • 96 % des auteurs de viol sont des hommes et 91 % des victimes sont des femmes.

(source : cet excellent article)

Voilà. Maintenant, vous ne pourrez plus l’ignorer.

L’une des causes majeures de ces chiffres alarmants est la culture du viol (celle-là même qui au niveau sociétal tend à dédramatiser ou à passer sous silence le viol, à blâmer les victimes ou encore à ne pas responsabiliser les violeurs pour leurs actes).

La culture du viol se transmet naturellement de père en fils (mais aussi de mère en fils, n’oublions pas le rôle des mamans dans l’éducation de leur p’tit mec), notamment par le silence et le tabou autour du viol. Gageons donc que la meilleure façon de péter le nez à cette culture du viol est tout simplement d’apprendre à votre fils à ne pas devenir un violeur.

Maïa Mazaurette traduit et résume sur son blog un article de Charlie Glickman, 5 Ways We Can Teach Men Not to Rape, que je vous invite à lire et à relire.

8 réflexions sur « Parents d'un garçon, voici comment éviter de faire de votre môme un violeur »

  1. C’est alarmant en effet, mais je crois que beaucoup d’hommes croient ne pas violer malheureusement, ils poussent jusqu’à ce que la femme craque et puis c’est trop tard…
    Je suis maman de garçon et je lui apprendrais le respect de la femme, l’écoute, quand c’est non c’est non et surtout que le sexe ce n’est pas les films pornos. Parce que quand même dans ces films, il y a un gros fantasme du viol, la femme ne veut pas non non mais en fait, elle aime ça. C’est déplorable oui.

  2. Je suis maman de 2 garçons donc ton article me touche forcément.
    Certes, ils n’ont que 10 mois et 3 ans et demi, mais pourtant je n’avais jamais projeté de leur parler de ça dans quelques années… Mais tu as tout à fait raison !! (Ton article m’a fait l’effet d’une claque, c’est dingue)

  3. À mon ptit mec qui n’est pas encore né, j’ai déjà prévu (quand il aura un âge assez avancé pour comprendre) de lui expliquer pleins de choses à propos du sexe et du respect de la femme. Quand j’ai appris que mon ex avait violé sa copine du moment (qui, de plus, était encore vierge), je me suis dit que ca aurait pu m’arriver à moi, et je pense que c’est quand on s’en rend compte qu’on se dit qu’il y a beaucoup de boulot à ce sujet.
    Alors, quand une fille dit non, c’est non, et la réalité c’est pas les films porno où l’homme décide de tout. Une femme n’est en aucun cas soumise et obligée (sauf si c’est son trip, là on y peut rien) (oui oui, ca existe xD)

  4. Exemple flagrant : en cours de philo, le prof demande si on connaît un violeur. Puis explique qu’il a pris un risque en disant ça : « peut-être que certaines d’entre vous ont déjà été violées » [c’est mon cas]. Réaction immédiate de la classe : rire général… Je précise : je suis en Terminale Littéraire. 31 filles et 4 garçons, donc. Et le viol est complètement dédramatisé… vu comme quelque chose de « risible ».

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