Subconscient défaillant

Il y a quinze jours, je me suis réveillé un dimanche matin en sursaut après avoir rêvé (ou plutôt cauchemardé) que toute la famille prenait des bombes sur le coin de la gueule. Je suis sorti du sommeil pile-poil au moment où je serrais ma famille contre moi en disant « ça va bien se passer », tout en levant la tête et en regardant les bombes nous arriver droit dessus pour finir par nous tuer tous. Réveil et dimanche ronchon, donc.

Cette nuit, pire encore : j’ai rêvé d’une histoire totalement alambiquée. En gros, je filais des infos aux flics (!) pour qu’ils arrêtent un cartel de drogue (!!) et le Figaro (!!!) publiait en Une du journal mon nom et prénom (!!!!) comme pour me récompenser (!!!!!) — et en même temps, bien me foutre dans la merde puisque le cartel mettait un contrat sur la tête de toute ma famille (!!!!!!).

Je vous passe les détails qui restent d’ailleurs très flous, mais en gros, je rêvais dans mon rêve, ce qui a fini par le rendre très très réel à mes yeux (inception et tout, qu’est-ce que tu crois).

Tellement réel que je me suis réveillé en sursaut à 5h du matin, en nage, persuadé que toute cette histoire à la con était réellement en train de m’arriver et que les filles et ma femme venaient de se faire violer et kidnapper, mes bureaux saccagés, notre maison défoncée de bas en haut.

Voilààà. J’étais parfaitement serein, comme vous pouvez l’imaginer.

Il m’a fallu trois bonnes minutes interminables pour me rendre compte que tout ça n’arrivait pas réellement.

Après avoir posé la main vers ma femme pour vérifier que ma blonde était toujours bien à mes côtés, je suis allé voir mes filles après m’être précipité sur mon téléphone puis sur Google pour vérifier que mon nom n’apparaissait pas bel et bien sur le site du Figaro, ce qui m’a permis de classer une bonne fois pour toutes cette histoire comme « c’est de la merde en boîte ».

Magnifique, n’est-ce pas ?

C’est dire à quel point mon subconscient m’a éclaté à coups de barre à mines sur ce coup. Je sais pas ce que je lui ai fait, mais il m’a pas raté ces dernières semaines.

À moins qu’il me chuchote tout simplement à l’oreille qu’après plus de dix jours passés loin de mes filles, il serait temps que je passe un peu plus de temps à leurs côtés.

Faites des enfants, qu’y disaient.

(et je me rends compte en terminant ce billet très joyeux que je n’ai rien publié depuis fin août… désolé de revenir avec ce post-là, c’est pas faute d’avoir vécu plein de choses avec la famille et dans ma vie de papa, mais le travail me prend pas mal de temps)

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