L'horreur de Noël

Avec le mois de novembre revient chaque année une période un peu pénible pour moi, Noël et la magie du Père Noël, entretenue par ma femme auprès de mes deux filles. C’est donc le moment où elles passent leur temps à découper toutes sortes de catalogues, réunissant des jouets tous plus débiles et sexistes* les uns que les autres, jusqu’à ce qu’on filtre et on décide de leur offrir des jouets pas trop cons. Cath aime à répéter « c’est le Père Noël qui décide, de toute façon » pendant que je cultive mon ulcère tranquillement dans mon coin. Continuer la lecture de L'horreur de Noël

Compliment

Les filles jouaient tout à l’heure à un super jeu de société Monsieur Madame. Cath tire une carte et dit à Lyna :

– La carte, c’est « Faites un compliment à votre voisin de droite »… Tu sais ce que c’est, un compliment ?
– Non.
– Alors c’est dire à quelqu’un qu’il fait bien quelque chose… par exemple « OOOooh Lyna, tu fais très bien du cheval » ou bien « OOoh Lyna, comme tu es jolie ». Tu comprends ?
– Oui !
– Donc tu dois faire un compliment à Kim. Qu’est-ce que tu veux lui dire ?
– Ooooh Kiiim, tu manges bien du chocolaaaaat !

Le petit moment lol du dimanche.

Cette candeur enfantine

Tout à l’heure, à table, Kim qui s’enfile un bon quignon de pain, qui remonte son tshirt en disant :

– J’ai bien mangé, mon ventre est bien rempli… j’arrête de manger parce qu’après j’vais avoir un gros ventre, comme Maman.

Éclat de rire paternel — j’suis pourtant pas le mieux placé niveau bedaine, rire jaune maternel et Cath, toujours encline à se prendre un double coup de pied sauté après s’être avalé un bourre-pif, tente de sauver l’honneur :

– Non mais tu veux dire que j’ai un GRAND ventre, non ?
– Non non… un GROS ventre.

Dix de der, belote et rebelote.

Sinon les vacances se passent bien, merci :)

Tout un pata-couffin

(oui je sais que ça s’écrit patacoufin, ça vaaa)

Ce jeudi midi, alors que nous déjeunions tranquillement avec mes parents et ma belle-famille, ma mère et moi nous sommes livrés à un énième clash. Enfin, clash, tout est relatif, disons que c’était plutôt une discussion d’adulte à adulte, pas un truc genre « ouééé t’es trop une connasse d’abord ! ! ! ». Non j’ai passé l’âge. Continuer la lecture de Tout un pata-couffin

Pénis capillaire

Je pourrais vous en faire 3/jour, des comme ça, mais celle-ci est particulièrement rafraîchissante. Samedi midi, on mangeait sur notre petite terrasse, au soleil, sous la glycine. Kim fait à sa mère :

– Maman, t’as une bite dans les seveux !
– …
– Mais si, là, une bite !
– … Une bête, tu veux dire ?

On s’est regardés avec Cath, imaginant la scène. On a ri, sous l’oeil médusé des filles. On en profite tant que c’est encore possible.

Une belle paire de connards

Bonjour ici Monsieur Connard, j’ai marié Madame Connasse il y a 6 ans et demi en novembre 2004. On a fait des bébés, deux jolies petites filles blondinettes.

Et comme des connards qu’on est, on s’est — pour la première fois depuis qu’elles sont venues au monde — pris la tête violemment devant elles ce week-end. Avec des noms d’oiseaux, des réflexions ridicules et des mots tous plus hauts les uns que les autres. Continuer la lecture de Une belle paire de connards

Moi père moi protéger enfant

Pour bien comprendre le contexte de cette histoire, il est nécessaire de dresser le tableau : on avait prévu lors de nos vacances de faire un p’tit voyage en train à vapeur. Tchou tchouuuu. Seulement, voilà : on est à la bourre (même les trains à vapeur partent à une heure donnée), on tourne en rond dans le bled (Anduze – ça c’est pour les archives familiales) à la recherche de la gare, on demande aux gens qui nous envoient à l’opposé – grand classique, on n’a pas de poussette, je porte Kim dans mes grands bras musclés, et au détour d’un chemin pourrave plein de trous, je me pète la gueule comme une merde. Ou plus exactement : je me nique la cheville. Continuer la lecture de Moi père moi protéger enfant

Kim et l'humour

Ce matin, il est samedi, 7h, Kim est réveillée. Cath me demande la tête dans l’oreiller si je peux aller la chercher. Je me lève au radar pour aller capter la fifille. Je la trouve à moitié en train de faire le poirier, toute pimpante d’énergie : sa pêche matinale me met le mal de crâne. Je l’amène dans le lit conjugal et elle commence à vivre sa vie autour du pieu pendant que je me rendors à moitié. Continuer la lecture de Kim et l'humour