Le plus grand mensonge du monde

Les femmes un tantinet pouet-pouet (et lucides), genre Florence Foresti, aiment à dire que l’accouchement constitue le plus grand mensonge de l’univers. Rapport à 1/ les néo-mamans oublient la sueur, le sang et les cris quand on leur colle leur mouflet à peine extrait de leur vagin sur la poitrine 2/ si ça se savait qu’elles en chiaient A CE POINT, c’est l’Humanité qui court à sa perte (serait-ce un mal ? that is the question, my friend).

Mais c’est pas vrai. Déjà le plus grand mensonge du monde, c’est Le Père Noël. J’avais trop mangé entre Noël et Nouvel An pour vous en parler avec légèreté, mais oué, c’est bel et bien LE Mensonge Originel, LA première trahison que des parents font à leur enfant au nom du Dieu Coca-Cola. J’ai refusé d’y adhérer pour ma part. BREF.

Non, le (2ème donc) plus grand mensonge du monde, il vient après. Quand on les a, les marmots. « Mais siii c’est super, les enfants. Faut en faire. Plein. C’est que du bonheur ». Bah non. C’est pas QUE du bonheur. C’est surtout de la vraie vie. Ce blog en est le témoin au quotidien et encore, j’ai tiré deux (trois) bons numéros.

Je profite d’ailleurs de ce post pour m’excuser platement auprès d’éventuels lecteurs de Futur Papa que ma fantastique prose a terminé de convaincre d’enfanter. DESOLE DESOLE DESOLE je savais pas c’que j’écrivais. Parfois me vient l’envie de publier un erratum intitulé « JE VOUS AI MENTI ».

Donc oué, j’ai des relents de culpabilité judéo-chrétienne qui me mettent mal à l’aise face à des malheureux qui n’ont pas encore plongé dans le parentisme et qui me disent « mais va falloir y penser ».

Non, n’y pense pas. Oublie. Pense au backpack de George Clooney dans Up In The Air (allez le voir, c’est bien).

Donc souvent, j’aime dire à des mecs qui évoquent l’idée de procréer « ne fais pas ça ».

Je l’ai encore testé ce matin. Il y avait un autre père avec nous. Il a ri sous cape puis a démenti, avec une fausse indignation inside. « Mais non, c’est vachement bien ». Comme si ça ne se faisait pas de parler de « ça ».

D’un autre côté, c’est pas faux. Ils ont rien demandé, nos mômes. Faut les assumer. Mais c’est étrange ce côté « j’assume donc je nie ». Je les assume, mes deux fifilles, je les adore, même. Mais depuis leur arrivée, mon quotidien, notre quotidien de couple est tourneboulé. Au nom de quoi faut-il réduire ce chamboulement monstrueux de ta vie professionnelle, amicale, de ton couple à « mais non, c’est vachement bien » ?

Oui c’est bien. Mais PAS QUE.

J’ai donc insisté. « Ne l’écoute pas, il ment, il veut juste t’entraîner dans notre fabuleux quotidien de père ». On a ri. Haha. Ce quotidien qu’on aime. Qu’on a appris à aimer. Parce que nos enfants sont cools. Mais on se comprend, entre pères, comme Band of Brothers, tu vois. Un regard suffit et y’a rien à ajouter.

"Comment ça, Joe, c'est ton 3ème ?... en même temps, tu cherches les emmerdes, hein !"

Si c’était à refaire ? Je referai tout pareil. Mais en connaissance de cause.

Parce que je sais pas pour vous, mais soit j’ai manqué le chapitre « Oublie ton ancienne vie d’avant » dans les bouquins à la mords-moi le zizi genre « Devenir père », soit jamais personne n’a eu les couilles de l’écrire.

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