Souvent Femme est exigeante

(je sais que je risque gros à y aller franco avec mes clichés à la con, parce que je dois avoir la ligue anti-machos sur le dos depuis mon dernier post, mais peu importe, il y a des choses qui doivent être dites !)

Ma femme et moi, ça fait 15 piges qu’on mélange toutes sortes de fluides. Quand on a démarré notre petite relation, c’était facile : elle était fan de U2. Donc pour les cadeaux, j’me foulais pas, je lui achetais toutes sortes de merdes en rapport avec la bande à Bono et l’affaire était pliée. Jusqu’au jour où elle m’a dit « mais tu sais que tu peux TENTER de m’offrir autre chose que des goodies / albums / inédits de U2 ? ». Bordel, en une phrase, elle venait de reboucher ma source intarissable d’idées-cadeaux.

Il a donc fallu innover. Et là, ça s’est montré compliqué. D’autant plus qu’elle ne s’est pas montrée tendre avec mon premier présent hors-U2 : « ah non j’aime pas ». J’me souviens très bien de ce que c’était, une sorte de pantalon à la con qui faisait des ravages chez Pimkie – j’avais entamé mon stage là-bas, j’étais au fait des dernières nouveautés mode. Haha tu parles.

Résultat des courses : je ne prends plus de risque, chaque année, je lui demande ce qu’elle veut, elle me répond, je m’éxecute. Ca enlève une partie du charme du « cadeau surprise » mais ça évite surtout toutes formes de frustrations, pour elle (« mais qu’il est nul, incapable de me trouver un truc qui me ferait plaisir ») comme pour moi (« quelle bitch incapable de reconnaître les efforts que j’fais »).

L’année passée, lors de la fameuse question, elle m’avait répondu « non j’veux rien de spécial cette année ». Ok, c’est noté. Le matin, j’me lève pour une fois à peu près réveillé, je tilte sur la date du jour et l’embrasse en mode « bon anniv, ma femme ». Un vrai exploit mais je lui devais bien ça pour ses 30 balais (remember). Le moment venu du cadeau, nada, comme prévu. Le lendemain, elle n’a malgré tout pas pu s’empêcher de me péter un genou, dans une discussion à la limite du cliché de merde.

– T’aurais pu m’offrir un cadeau, tout de même
– Mais, bibiche*, tu m’avais dit que tu ne voulais rien
– Oui, mais ça ne voulait pas dire que je ne voulais pas que tu m’offres de cadeau
– (donnez-moi un putain de Doliprane !) …

(* hommage à Louis de Funès – faites-moi avaler une bouteille de barbiturique dans mon sommeil le jour où j’appelle ma femme comme ça)

Cette année, pas fou, le gars, il prévoit donc l’achat du cadeau. Après m’être rencardé auprès des gonzesses de la rédac sur un bon plan lillois, je file chez un bijoutier. Hop un p’tit collier qui brille mais pas trop (« ma femme elle est pas show-off« , j’ai dit à la bijoutière qui m’a jeté un regard afro-américain), emballé c’est pesé, le soir j’le file aux filles pour qu’elles lui offrent. Séquence Petite Maison dans la Prairie, tout le monde est heureux.

Hé ben non.

On sort ensuite se faire un p’tit resto et, avec son collier autour du cou, elle me fait :

– T’aurais pu me dire bon anniv, ce matin !
– Ué je sais mais j’avais la tête dans le fion, j’ai pas percuté quel jour on était.
– …
– Et puis j’voulais te faire livrer des fleurs mais la fleuriste est en vacances !
– …
– Oui ?
– Y’a un autre fleuriste dans la rue, tu sais.

Voilà voilà voilà. Donc là elle va encore dire que je la fais passer pour un bi-atch sur le blog. Meuh non, pas du tout : le truc terrible dans cette affaire, c’est que j’ai bien peur que tu fasses partie de la catégorie « Pas trop chieuse ». C’est dire.

A part ça, je l’aime, hein, c’est ma femme, je la kiffe de haut en bas et de droite à gauche. Bon anniv, ma chérie. Profite, parce qu’y a une étude qui le dit : c’est à 31 ans que les femmes sont le plus épanouies. Après c’est fini, c’est la leeente descente aux enfers.

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