Bilan des vacances 2012

On est rentrés depuis une semaine, il est temps de faire un rapide bilan de ces trois semaines de vacances. Des sentiments extrêmement… ambivalents. Pourquoi ? Parce que trois semaines, à quatre, en tête-à-tête permanent avec tes mômes, ça nous a paru LONG. TRÈS long  – les années précédentes, on était en centre vacances. La meilleure chose à faire, c’est de très vite oublier que ce sont TES vacances. Non, ce sont les vacances de TES MÔMES. Explications en quelques points.

Quelques moments épiques tout d’abord :

  • Les insectes. Y’avait plein de guêpes, de taons, de mouches dans notre coin. Et comme elle a peur de tous les animaux, Kim a aussi la trouille de tous les insectes. Surtout des guêpes. Donc à chaque fois qu’une guêpe approchait à moins de 10 mètres d’elle, elle hurlait. J’ai d’abord pensé à la jeter dans un nid de guêpes. Mais on s’est plutôt munis d’un insecticide – sans vraiment beaucoup d’effets. Peut-être qu’on aurait dû la tremper chaque matin dans la citronnelle pour avoir la paix.
  • Mémé Genou. Je vous raconte tout ici en détails. Allez rire de notre malheur, c’est cadeau.
  • Les montagnes bien sûr. La Corse c’est vallonné. Chaque montée et chaque descente était donc agrémentée d’une petite alerte vomito. J’vous la fais en détendu : MAMAAAAAN-J’AI-ENVIE-DE-VOMIR-MAMAN-PANIQUE-ELLE-GAULE-UN-SAC-POUR-EVITER-QUE-LA-NAINE-RUINE-LA-CAISSE-DE-LOC-PAPA-S’ARRÊTE-EN-PLEIN-VIRAGE–SUR-LE-BAS-CÔTÉ-EN-PLEINE-DESCENTE-TOUT-EN-REGARDANT-FÉBRILEMENT-DANS-LE-RÉTRO-DES-FOIS-QU’UNE-CAISSE-LUI-RENTRERAIT-DANS-LE-FION-RESPIRE-RESPIRE-RESPIRE. Voilà.
  • Le poney. Kim a donc décidé je ne sais pourquoi de FAIRE DU PONEY. C’est la p’tite deuxième, sa soeur fait du poney à fond depuis qu’elle a 3 ans, et forcément elle cherche « sa voie » — ou en tout cas je l’interprète comme ça. Comme toute bonne deuxième qui se respecte, elle a donc démarré par « imitons l’aînée pour voir si son hobby peut devenir mon hobby ». Souci : elle a une trouille bleue du bourrin. Pour vous la faire simple, Kim est restée trois secondes sur le cheval. Puis comme tout bon cheval, il a secoué la crinière et là, c’était fini : hurlements de mort non-stop. Ça a été l’occasion de lui re-dire d’arrêter de vouloir faire comme sa grande soeur. Et comme on avait réservé, 30 euros de plus dans le compte « la thune que Kim nous doit quand elle aura 18 ans » (qui s’ajoute aux 50 euros du médecin de garde de Mémé Genou, donc).

Plus globalement :

  • La règle du « plus t’es dispo, plus tu dois l’être ». Alors que les filles sont capables de jouer pendant des plombes dans leur coin à Lille pendant qu’on bosse de notre côté ou qu’on est occupés au tél, le simple fait qu’on soit là, à ne rien faire, les incite à nous solliciter. « À quoi on jouuuuue hein diiiiis ? »… Une dixième partie d’affilée de Bata Waf ?
  • Désormais — et c’est bien le drame par rapport aux années précédentes, ELLES COMPRENNENT (ou elles VEULENT comprendre, ce qui revient au même) tout ce qu’on se raconte en aparté durant la journée. « Papa, pourquoi tu dis ça ? » « Qu’est-ce que tu dis à Maman, Papaaaa ? » Bordel de merde, je préférais quand on te calait dans un coin avec une tututte dans le bec, tu posais moins de questions.
  • Vous avez un.e môme débrouillard.e et vous pensez faire des trucs cool avec lui/elle et que la petite soeur s’adaptera ? Foutaises, vous devrez forcément vous mettre au niveau de la plus jeune. Tout le temps. C’est hyper limitant, mais c’est comme ça. J’ai pu faire de l’accrobranche avec Lyna, mais sa mère s’est coltinée le parcours Baby avec Kim. Si on avait voulu faire de l’accrobranche en famille, on aurait dû se taper le parcours Baby tous ensemble. J’imagine le tableau.
  • Vous voulez faire un truc à deux en amoureux ? Bah non, parce qu’elles sont trop petites pour se garder toutes seules. On a laissé Lyna une demie-heure à la piscine avec ses potes de 13-14 ans, et là on est au top du top de l’autonomie. Et ça ne nous permettait de toute façon pas de nous retrouver ensemble, puisque Kim, elle, devait de toute façon rester avec nous.
  • Mais bien sûr, la fameuse règle des 90-10 fait que très vite, on va oublier ces quelques déconvenues et se souvenir uniquement des moments géniaux, où Kim s’est lancée toute seule à la flotte, puis a fini par plonger toute seule, où Lyna a décidé de nager sans brassards, où on a kiffé l’accrobranche avec la grande, les yeux de Lyna quand j’ai fait un (quasi) sans-faute à la carabine à plombs à la fête foraine (« il est fort, Papa », qu’elle a chuchoté à sa mère hahaha)…
Mémé Genou va mieux.
  • Résultat des courses : l’année prochaine, on risque fort de faire les parents indignes, avec un p’tit mix à base de « les enfants en colo, les parents en lovers » pour se retrouver en famille sur une période plus courte mais sans doute plus intense.

Partant de cette petite expérience, j’ai eu un peu de mal à comprendre comment mes parents pouvaient nous supporter tous les ans pendant le mois que duraient nos vacances familiales (UN. MOIS.). J’ai donc posé la question à ma mère. Sa réponse ? « Mais pour nous, les vacances, c’était nos enfants. »… ah bah oui, c’est donc ça.

2 réflexions sur « Bilan des vacances 2012 »

  1. Mes parents avaient trouvé la combine pour faire balancer leur 90-10: le VVF! (ou VTF maintenant, le VVF est devenu horriblement cher!)
    Sur 2 semaines de vacances:
    La première semaine c’était « repos » pour les parents et « fiesta » pour nous les gosses car ils nous envoyaient au club enfant dès qu’il était ouvert et nous récupéraient pour manger ou aller à la playa.
    La deuxième semaine c’était « ballades, musées, découverte ».
    Ça leur a permis de se reposer et d’avoir tous les moments de kiff avec nous.
    Encore mieux: quand on était ados, on avait plus de raison de râler et de traîner les pieds pour aller au musée car on avait eu notre semaine de fiesta avec les copains du club ado!
    Pour moi, mon homme et ma fille, ce sont nos premières vacances tous les 3 cette année et ce sera VVF/VTF!

Laisser un commentaire