La Frange, tu l'aimes ou tu la quittes

Durant les vacances, Lyna a expérimenté un nouveau truc : le coupage de mèche incongru, en mode « jouons à la coiffeuse avec mes propres cheveux ». Raté c’est tout niqué. Ca fait donc une grosse semaine qu’elle ne ressemble strictement à rien, avec son capillariat frontal complètement déstructuré.

Sa mère a donc décidé ce week-end de prendre les choses en main et de l’emmener dès ce soir chez le coiffeur, histoire de lui coller… une frange – du moins le temps de récupérer le coup.

Elle a bien fait ça, la mamma : elle a sorti son album photos de quand elle avait 8 ans, qu’elle était une petite fille modèle à frange avec un gros pull en laine écrit dessus « Petite Puce » (ou un truc dans le genre, j’y mettrais pas ma main). Perso, c’est un réel acte de bravoure de montrer ces photos-là à sa fille, vue la dégaine de Cath quand elle était jeune, elle risquait de se faire décrédibiliser dans la minute. On dira que le jeune âge de Lyna lui accorde un – court – répit.

Bref. Coiffeuse ce soir, donc, puis frange. Réaction de Lyna : « j’aime pas ». Mais elle n’a pas aimé DU TOUT. Elle a tellement pas aimé qu’elle a pleuré une fois arrivée dans la caisse, sous les yeux ébahis de Kim, qui bitait rien à la situation – trop jeune pour comprendre le désastre frangesque, la petiote.

A grands renforts de « mais t’inquiète c’est le changement qui fait bizarre » et de « mais moi c’était pareil quand Papa changeait de lunettes, je n’aimais jamais au début puis ça allait un peu mieux après » (vous noterez le « un peu »), la madre a fini par faire accepter l’ignoble méchasse à sa blondinette de fille.

Menfin… pas tout à fait. Quand je suis rentré et que j’ai demandé si ça lui plaisait, la grande m’a fait « j’aime un peu pas trop beaucoup »… Tu m’étonnes, ma chérie. Avec cette coupe, t’as une tronche moitié-blogueuse mode, moitié-ta mère à 8 ans. Pauvre petite. Tu vas devoir courir d’autant plus dans la cour de récré.

A moins que… à moins que ça soit une stratégie maternelle pour l’empêcher de pécho du garçonnet pendant quelques temps.

Rah, elle est forte, ma femme… et si ça tombe, ma belle-mère a utilisé la même technique avec sa fille naguère au XXème siècle.

C’est l’histoire de la vie, ce cycle éternel.

* le titre de ce post est pompé de l’url d’un blog pas capillaire

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