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Deuxième vie Entrepreneur Saison 13 (2021)

Comment « cliquer » de la joie dans ta tête

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La période est dure, ça commence à devenir long pour tout le monde, et j’ai l’impression que le début d’année n’a aidé personne. Pas mal de gens autour de moi se disaient apparemment qu’avec le nouvel an, il y aurait peut-être une amélioration, une éclaircie dans cette pandémie en France mais non, on a plutôt parlé reconfinement, nouveaux variants, report de l’ouverture des restos, bars et lieux de vie culturelle etc.

Je voulais vous proposer un truc que ma psy m’a apporté au tout début de ma thérapie : elle m’a expliqué que j’étais coupé de mes émotions (tout un délire), et que ça m’empêchait de savourer le moment présent et de ce qu’on appelle trivialement « les petits plaisirs du quotidien ».

J’écris « trivialement » parce qu’aujourd’hui, ils sont à mes yeux beaucoup plus que des « petits plaisirs » : ils sont essentiels à ma santé mentale. Ils sont autant de petits shots d’endorphine que j’offre quotidiennement à mon cerveau. C’est gratuit, c’est cadeau, c’est 100% de moi à moi, je n’ai besoin de rien ni de personne d’autre pour les vivre, c’est parfait dans la période actuelle.

Avec un seul accessoire : un compteur

Ma psy m’a donc filé un compteur. Comme ceux que certains videurs peuvent avoir à l’entrée des boîtes, ou que le personnel d’avion utilise pour compter le nombre de passagers à bord.

Elle m’a ensuite dit « à chaque fois que tu vas vivre un bon moment, je veux que tu cliques. Que ce soit parce que tu savoures ton café du matin, parce que tu as une discussion enrichissante, parce que tu as décroché un rendez-vous que tu cherches à avoir depuis longtemps ou parce que tu ris devant une série ou avec tes amis. A chaque fois, tu cliques. Et la prochaine fois qu’on se voit, on voit combien de clics tu as fait ».

Il ne m’en fallait pas plus. MON DIEU UN JEU OÙ JE PEUX COMPTER DES TRUCS COOL DE MA VIE. Ça a été instantané. J’ai cliqué, d’abord par jeu et envie de « performance » (oui je sais 🤓), puis ensuite parce que tout simplement, c’était devenu un réflexe.

Grâce à ce clic-clic, je cliquais dès qu’une occasion qui me faisait me sentir bien se présentait. Ce fut magnifique.

Au début de la séance suivante, elle me demande « alors comment ça se passe avec ton compteur ? T’as fait combien de clics ? »... je le sors, je lui explique que mes filles ont joué avec et elles ont remis le truc à zéro mais peu importe, j’ai beaucoup cliqué. Je pose le compteur sur le bureau et me rend compte que tout en continuant à discuter, elle le reprend et le range dans son bureau.

Je la vois faire et mon premier réflexe mental est immédiat : « mais nooon elle est en train de m’enlever mon compteur à kifs ! ». Pour autant, je ne relève pas, je me dis qu’elle doit bien le faire pour une raison et sans doute, elle me propose un challenge (et toi-même tu sais, j’adore les challenges).

De la joie à disposition, gratuitement

Et effectivement, c’était un challenge : comment faire désormais pour cliquer sans mon compteur ?

Ce fut simple : durant ces 15 jours-3 semaines entre les deux rendez-vous, mon cerveau s’était tout simplement conditionné à cliquer lors d’un moment de kif sans que je n’ai plus à cliquer sur le compteur. J’avais le clic directement intégré au cerveau. Bim.

Je vous partage ce truc car je crois qu’il me permet d’aller à peu près bien ces derniers temps : je fais en sorte de savourer chaque petit moment de vie qui me fait kiffer. Encore une fois, c’est en moi, j’ai juste besoin de me pencher pour le ramasser, ou plutôt de faire attention à ce qui se passe autour de moi pour kiffer.

Ça peut être le soleil qui inonde mon salon le matin, ça peut être ce petit message sur mon Discord (rejoignez-nous !) ou pendant un live twitch qui me touche particulièrement.

Donc désormais, je clique.

Attention, je ne dis pas que c’est la solution à tout, ça ne guérit pas la maladie, ça ne résout pas les problèmes de fric, ça n’empêche pas les déceptions humaines et amoureuses. Certains jours, certaines périodes, c’est même compliqué d’aller les chercher, je n’en ai pas la force, pas l’envie, et dans ces cas-là, je peux très vite sentir une spirale de caca se mettre en place.

Pour revenir à ces compteurs, à l’époque, j’en avais acheté deux pour nos filles, et ça les avait à la fois amusées et bien aidées. Ça coûte quelques euros, chez Décathlon par exemple, n’hésitez pas, ça peut aider le cerveau à prendre cette habitude.

En espérant que ce petit truc puisse vous aider autant que possible. On n’a jamais assez d’idées pour aller chercher de la joie dans cette période naze.

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