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Cath Deuxième vie

Le jour du divorce

Aujourd’hui, on s’est retrouvés avec Cath chez le notaire, en compagnie de nos avocates respectives, pour signer officiellement notre divorce.

C’est un peu ridicule de vous l’annoncer comme ça, sur les réseaux sociaux, comme ces couples d’influenceurs qui se séparent. 

J’aurais sans doute pu m’en passer mais hé, j’ai suffisamment mis notre couple “en scène” ces dernières années pour adopter un minimum de transparence avec vous dans les moments plus compliqués. D’autant plus qu’il y a des choses positives à en tirer.

Parce que oui, je vous vois venir. Pas mal de gens à l’annonce de la nouvelle m’ont rétorqué “mais… l’Amour est donc mort ? ? ?”. Non l’Amour n’est pas mort. Calmez-vous. Notre divorce est une chose positive. Comme le dit Louis CK (c’est compliqué de le citer en 2020, celui-là, mais bon, il est brillant, cet abruti) :

“Un divorce est toujours une bonne nouvelle. Je sais que ça peut sembler bizarre, mais c’est pourtant vrai, parce qu’aucun mariage heureux n’a jamais terminé en divorce. Ca serait triste. Imaginez, deux personnes sont mariées, elles vivent une vie magnifique ensemble et elles divorcent, ça serait affreux. Mais c’est arrivé très exactement ZÉRO fois.”

Ce 13 mai, on aurait fêté notre 25ème anniversaire de roulage de pelle. Elle avait 15 ans, presque 16, j’en avais 17, bientôt 18. On a passé de magnifiques années, on a créé ensemble plein de choses, à commencer par deux enfants géniales.

Mais il faut savoir s’arrêter quand on n’est plus heureux. Je vous rappelle qu’à la fin, on meurt. On a donc beaucoup discuté cette année écoulée, avant de décider d’un commun accord de se séparer fin 2019.

C’est là que commence la vraie épreuve. S’aimer bien, s’aimer beaucoup, c’est du travail mais c’est d’une facilité confondante. Ce qui est vraiment dur, c’est de bien se séparer. De le faire correctement. De détricoter doucement, tendrement et avec attention tout ce qu’on a pu construire en 25 ans de vie commune.

Pour garder une relation saine tous les deux, et surtout pour nos enfants. Parce qu’elles n’ont rien demandé (déjà qu’elles n’avaient pas demandé à venir au monde…). Donc on discute, on se respecte, on essaie de ne pas s’énerver, on s’excuse si c’est le cas, et on va de l’avant.

On fait tout ça avec le moins d’ego mal placé possible, et on essaie d’épargner le plus possible nos filles. Cette épreuve les secoue, elle n’a sans doute pas fini de les secouer, mais elles s’adaptent. Elles en sortiront changées, sans doute plus fortes, plus adaptables, plus autonomes. Plutôt des bonnes qualités pour ce monde fucked up dans lequel on les a fait naître.

Et non, l’Amour n’est pas mort. L’Amour est toujours là, mais il a changé. Il est différent. Il est “teinté” d’autres émotions, d’autres sentiments. On se faisait la remarque il y a quelques temps. Le changement s’est d’ailleurs fait à toute vitesse.

Ça ne nous a pas empêchés d’être tristes, mais il y a eu de mon côté comme celui de Cath un aspect “évident” à cette séparation. Comme si on était alignés, apaisés, et fiers de tout ce qu’on a construits ensemble dans notre première moitié de vie adulte. Qu’il était temps de passer à autre chose pour la suite.

Cette suite qu’il faut envisager séparément désormais, sans aucun doute pour le meilleur, pour tout le monde. C’est finalement d’une banalité folle, ce divorce, mais je crois que c’est plus simple en vous le disant.

Merci à toi, Cath, ma désormais ex-femme, la mère de mes seuls enfants, pour tous ces souvenirs, tous ces bons moments. C’était de belles années. Je suis heureux d’avoir croisé ton chemin un jour de 1995 et qu’on se soit dit quelques années plus tard “c’est mieux à deux qu’à un”.

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