Mes 5 peurs que je veux affronter en 2024

Salut toi,

Avant toute chose, belle année à toi. Vraiment. Du fond du cœur. Cœur avec les doigts, d’ailleurs.

Après les leçons apprises en 2023 la semaine passée, je trouvais ça chouette de vous partager mes projets 2024 à travers les peurs que je vais affronter pour les mettre en place. 

Parce que oui, c’est pas parce que j’ai 46 pigetons, 18 ans d’entrepreneuriat derrière moi, que je n’ai pas les fesses qui claquent un peu quand je me lance dans un nouveau projet. 

D’ailleurs, en y réfléchissant bien, je n’avais pas peur quand j’ai lancé madmoiZelle. Je ne savais tellement pas dans quoi je me lançais que j’y suis allé les yeux fermés. 

Il y a deux ans, un quadra qui se lançait pour la première fois dans une entreprise de média m’avait demandé mon avis sur son projet. Il m’avait à peine parlé 15 minutes que je lui avais répondu :

« Écoute, je ne vais pas pouvoir t’aider, je vois plein de red flags dans ce que tu m’exposes, mais j’imagine que si je m’étais rencontré en plein lancement de madmoiZelle, j’aurais eu le même discours. Et peut-être que je me serais sapé le moral. »

« Ils ne savaient pas que c’était impossible alors ils l’ont fait » naninana (elle est de Mark Twain celle-là, si je ne m’abuse).

Je lui ai donc suggéré de faire ses trucs comme il l’entendait. Peut-être fera-t-il des erreurs, mais peut-être aussi fera-t-il, avec son inexpérience les choses de façon différente de ce que j’aurais fait avec mes 15 piges à la tête d’une boîte. 

L’air de rien, je me suis formaté à penser et à agir de telle manière, et j’essaie tant bien que mal de me départir le plus possible de ces années d’expérience pour retrouver un regard frais sur mon activité. Mais c’est clairement un défi. 

D’où le fait de faire cet exercice de revisiter mes peurs plutôt que de « simplement » vous lister mes projets à venir pour 2K24. Allons-y ! 

Mais avant ça, petit cadeau de Noël en retard : si vous souhaitez commencer l’année avec une masterclass de FabFlo sur l’interview, je vous propose 100€ de réduction sur « Interviewer comme un pro », où je vous livre tout ce que j’ai appris en 15 ans d’interviews, avec le code BYE2023. Ce code est valable jusqu’au 10 janvier. [Notez que ce que je vous apprends là-bas pourra vous servir dans la vie, même si vous ne faites pas d’interviews (sisi je vous promets, ça aide d’apprendre à écouter haha)]

Allez, let’s go pour mes peurs de 2024. Je te propose également d’aller chercher le désir caché derrière cette peur — si tu n’as jamais vu ma vidéo sur les peurs, tu peux te rendre ici-même pour mieux piger la mécanique :

  1. La peur de démarrer une toute nouvelle activité pour moi, puisque je vais me lancer dans un nouveau métier avec l’accompagnement dans la relation à l’argent, que je n’ai encore jamais pratiqué officiellement, même si après ma formation, je suis ultra à l’aise, et assez confiant sur les résultats obtenus auprès des gens qui m’ont fait confiance durant ma formation (d’ailleurs, j’ai créé ce formulaire si tu veux en savoir plus → https://forms.gle/Dc46Lc2Ln5W8zT6aA)  

    Et alors, quel est le désir caché derrière cette peur ? Déjà le désir de pratiquer un tout nouveau métier — une forme de « coaching », même si je l’ai pratiqué assidûment auprès de mes équipes chez madmoiZelle, que j’ai énormément formées et poussées vers l’avant. Ensuite, le désir de diversifier mes revenus, qui dépendent aujourd’hui à 95% de mes sponsors. 
  2. La peur de me rendre (plus) visible — j’hésite, je dirais même j’oscille depuis plusieurs mois à rendre mes podcasts 100% vidéo. Après avoir trouvé une solution qui fonctionne dans Le Fab & Mymy Show, je me vois aller et venir sur l’envie de filmer 100% de mes contenus, pour en faire des extraits sur les réseaux, rendre mon travail plus visible naninana. 
    Et je me rends bien compte que même à l’époque de madmoiZelle, où j’ai créé des centaines, voire un gros millier de vidéos pour mad, notamment avec les vidéos Street Style (oui oui c’était ma voix derrière au cas où vous l’aviez pas), je me cachais bien derrière la cam. Gros work in progress pour moi. 

    Quel est le désir derrière cette peur ? Rendre mon travail plus regardé, plus écouté, plus connu. J’ai aujourd’hui l’intime conviction que plus de gens devraient l’écouter, je me rends compte à quel point je deviens chaque jour meilleur dans l’exercice de l’interview et oui, j’ai le désir que plus de gens me voient. Mais pour l’instant, je sens que je n’ai pas encore pris ma décision sur ce coup-là. On verra 🙂 
  3. La peur de me laisser (à nouveau) submerger par le boulot. Je suis du genre INTENSE. Quand j’aime, j’aime À FOND. Je sens aussi que petit à petit, je suis en train de me remettre dans le travail, de me coller des objectifs, de me raconter des histoires sur « ce que je devrais faire ». Non mais attends deux secondes, frérot : pourquoi tu fais ça exactement ? 

    J’en avais parlé dans un épisode du Fab & Mymy Show il y a quelques mois, après m’être mis en tête que j’allais faire 3 streams par semaine en septembre, à m’épuiser à être en live jusque minuit, à me couper de toute possibilité de vie sociale, mais je me suis rapidement demandé « ok mon gars, mais après quoi tu cours, exactement ? »… 

    Pour rebondir sur le point précédent, vous ne l’avez peut-être pas forcément en tête, mais le choix de rester uniquement sur de l’audio me permet de faciliter les moyens et le flux de production, de garder une petite équipe, bref de me FACILITER la vie pour me concentrer sur l’essentiel : le fond et les discussions profondes dans mon canapé avec mes invité·es.

    Parce que oui, mon objectif c’est avant tout : de kiffer mon job. Mais peut-être, pas que…

    Le désir derrière cette peur ? Peut-être, je dis bien peut-être réinscrire mon travail dans un projet qui me dépasse, comme c’était le cas avec madmoiZelle. Mais pareil, je ne suis pas certain de celle-ci, donc je la pose là sans vraiment en être convaincu, parce qu’il y a clairement un truc qui me galvanise dans le fait de faire les choses « en mon nom », de porter mon travail avec ma tronche, ma voix, plutôt que d’embaucher des gens à ma place pour le faire.
  4. La peur de (peut-être) vivre à plein temps avec ma fille aînée. Rien n’est encore fait, et je ne veux surtout l’influencer en aucune manière, mais il semblerait que ma fille aînée, Lyna, se dirige vers des études à Paris après son bac, en septembre 2024. 
    Ça sous-entendrait qu’elle viendrait vivre avec moi, à 18 ans, à plein temps. Je trouve ça cool de lui offrir cette possibilité de « transition », entre le cocon lillois (où sa mère est encore très présente pour elle) et une vie de jeune adulte livrée à elle-même ou presque.
    L’idée de lui faire de la place dans ma vie m’excite au plus haut point, mais m’inquiète aussi (un peu). Comment va-t-on se caler ? Est-ce qu’on va rapidement se courir sur le haricot ? Qu’est-ce que sa présence va changer, en bien ou en moins bien, dans ma vie ? Tant de questions, et j’ai très hâte d’avoir des débuts de réponses.  

    Le désir caché derrière cette peur, c’est d’être présent pour ma fille au début de sa vie adulte, de lui transmettre des valeurs auxquelles je tiens, tout en respectant nos libertés respectives. Je lui ai déjà dit que notre cohabitation tiendrait plus de la coloc que de « tu viens vivre chez Papa qui va s’occuper de faire tes lessives », et je crois que l’idée lui plaît beaucoup. 

    En tout cas, stay tuned, tu devrais en entendre parler dans Histoires de Darons 🙂 
  5. Last but not leastla peur de me faire rouler dessus par l’Amourrrrrr— ou en tout cas, que la perle rare qui corresponde totalement à mon pied n’existe nulle part sur cette planète. Mais bon, j’ai de la résilience, j’ai bien bossé ma blessure de rejet, je me fous (à peu près) complètement du regard des autres, franchement, je suis paré et optimiste. 

    Mon désir, c’est aussi mon intention, c’est de trouver quelqu’un avec qui je puisse être totalement qui je suis, et qui puisse être avec moi totalement qui elle est.

    Vive l’authenticité et la vulnérabilité, bordel. 

Allez, belle année à toi, et à très bientôt.
Des gros bisous et merci de me suivre dans mes délires.

Fabrice

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