Le retour à une newsletter 100% introspection (où je parle de gagner ma vie)

Salut toi !

« Essaie, rate, ajuste, n’aie pas peur de modifier, re-teste jusqu’à trouver la bonne formule. »Peu ou prou ma philosophie depuis le début de ma vie 😅

Voici donc pourquoi je reviens à une formule 100% introspection/prise de recul pour cette newsletter. J’en profite aussi pour ré-espacer la diffusion de cette newsletter toutes les deux semaines.

Mais comme je tiens tout particulièrement à mes Biscuits/Recos, et que j’avais depuis le début de notre collaboration l’envie de monter un projet avec Jenna, je me suis dit que le format podcast pourrait regrouper ces deux envies. Voici donc Les Biscuits – non plus du mardi – mais de la Vie (parce que oui, voyons grand, après tout).

Trois fois par semaine, on se retrouve donc dans vos oreilles avec Jenna pour 10-15 minutes d’épisode, où on présentera, à tour de rôle, un Biscuit par épisode. Dans le premier, je te parle plus longuement de la série Ted Lasso, sans doute l’une des meilleures séries que j’ai pu voir ces dernières années.

Pour te montrer la variété des sujets (petite exclu pour toi qui lis ma newsletter), mercredi ça sera Jenna qui parle du fait qu’elle pleure beaucoup en ce moment — et on parlera de libérer les émotions. Quant à vendredi, on parlera d’un docu qui m’a tordu le bide.

Tu peux t’abonner (tous les liens sont sur cette page), ou aller écouter le podcast depuis cette page sur podcasts.fabflorent.com.

Voilà pour la « note de service », maintenant passons au vrai sujet de cette newsletter : l’argent.

Je suis assez fier de t’annoncer qu’a priori (oui, « a priori » parce que rien n’est jamais gagné quand on est indépendant), je vais réussir à gagner ma vie grâce à mes podcasts. Sans aucune autre activité annexe, sans faire du conseil, ou produire d’autres podcasts « de marque ». Juste en faisant MES podcasts, en interviewant tous ces gens depuis mon canapé (certes, j’ai coaché un podcasteur mais ça représente une infime partie de mes revenus annuels).

C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup 🙂 En quittant madmoiZelle après mon divorce (rappelons que mon ex-femme a joué un grand rôle dans l’Histoire de mad), je quittais aussi une source de revenus stable. Même si revendre madmoiZelle finissait par devenir pour moi une question de santé mentale, c’était un choix risqué. Et je n’ai pas vendu madmoiZelle assez cher pour ne plus avoir à jamais me soucier de l’argent.

J’ai d’ailleurs mis plusieurs mois avant de réaliser que mes podcasts pouvaient devenir mon activité principale. Je les faisais — comme beaucoup d’autres choses en termes de création de contenu au sein de mad — à côté de mes activités de boss, je les ai donc toujours vus comme un « loisir ». Je prenais çà et là une heure dans ma journée pour réaliser les interviews, je voyais ça comme ma bulle d’air et je montais mes épisodes le soir ou le week-end.

Réussir à gagner suffisamment d’argent sur mes podcasts pour réussir à me rémunérer, à payer les géniaux freelances qui travaillent avec moi, et désormais Jenna, c’est l’aboutissement d’un challenge.

Quand j’ai commencé mad, j’avais certes l’ambition de gagner de l’argent avec cette boîte, mais j’avais surtout et d’abord l’ambition d’en faire un magazine sociétal qui allait changer les choses. Je me disais que l’argent tomberait naturellement ensuite.

Effectivement, ce fut le cas, mais disons que j’ai toujours privilégié le projet à me rémunérer à ma juste valeur au sein de ce projet. « Le projet avant tout ». J’ai bien sûr réalisé l’aspect sacrificiel que je pouvais avoir par rapport à ma boîte en… en sortant.

J’aurais dû travailler sur ce sujet tellement plus tôt. Je m’en rendais compte mais c’était inhérent au statut de patron. Être patron, c’est se sacrifier pour son projet. Oui, certes, mais il faut garder des limites, que je n’avais pas.

Je suis heureux aujourd’hui de me dire que j’arrive à gagner ma vie grâce à mon contenu. Il y a une (courte) période où j’enviais vraiment mon ex, qui venait de monter son agence immobilière et qui vendait des MAISONS (d’ailleurs, si tu cherches à Lille, va donc toquer chez Immocarré, elles sont tops). La pierre, le bien que les gens – sauf guerre ou effondrement mondial — continueront toujours d’acheter et vendre.

Ceci dit, je sais à quel point c’est compliqué d’être un bon agent immobilier et de réussir à tenir dans le temps puisque j’ai vu Cath se débattre depuis toutes ces années… mais il y un a côté « matériel » à la maison ou l’appartement qui fait que jamais personne ne rechignera à sortir son porte-monnaie pour l’acheter.

Concernant le contenu, c’est une autre paire de manches. Et c’est compliqué de se sentir légitime à vendre son contenu à des annonceurs quand on se dit que finalement, très peu de gens sont encore prêts à payer des contenus immatériels comme des podcasts (on parlera de ça une prochaine fois, cet engouement des podcasteurs pour créer des livres, des « objets tangibles »).

Voici donc mon chemin 🙂 Je te ferai sans doute un rapide bilan « comptable » ici-même quand j’aurai mon bilan 2021 sous la main. Je suis convaincu que c’est important d’éduquer le public au modèle économique des contenus, et d’être le plus transparent possible, pour qu’il finisse par comprendre que ce n’est pas parce que c’est GRATUIT que ça ne coûte rien de le produire.

La belle journée et belle fin de semaine à toi !

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Voilà pour cette semaine. Si tu connais quelqu’un qui aime les newsletters d’une manière générale, n’hésite pas à l’inciter à s’inscrire ici.

Allez, je te laisse ! Passe une belle journée, une belle semaine, force et courage dans la vie, et à très vite sur les internets.

Fabrice

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