« Et sinon, tu vas bien, toi ? »

Bonsoir bonjour et bonne après-midi !

Je vais bien, vous savez. Oui, je sais, ça peut paraître étrange comme phrase d’intro, voire même passer pour de l’auto-persuasion façon « Je vais bien tout va bien » de l’illustre Dany Boon, mais pourtant : c’est le cas.

Je me permets de vous l’écrire noir sur blanc, ou du moins pixel sur pixel dans cette newsletter entre vous et moi, parce que c’est sans doute, avec « Et tu vas faire quoi après ? », la question qui m’a été le plus posée depuis mi-juillet, et l’annonce de la vente et de mon départ de madmoiZelle : « et sinon, tu vas bien ? »

Notez que la question est toujours posée avec bienveillance. Et il faut dire que je les comprends, ces gens.

De l’extérieur, si je voyais un mec chauve se foutre un toupet sur la tête, se séparer et divorcer  en l’espace de quelques mois de sa femme avec qui il était en couple depuis 25 ans, et céder/quitter son entreprise qu’il a créée 15 ans plus tôt, je me poserais moi aussi des questions sur sa santé mentale.

Mais laissez-moi vous dire que je vais bien. L’intégralité de ces décisions furent mûrement réfléchies (sauf peut-être pour les cheveux, là je me suis fait prendre de court par une blague), discutées avec mes proches, et aucunement subies.

J’ai de la chance. Ce genre de tangentes, souvent empruntées aux alentours de la quarantaine, ne se font pas systématiquement dans la douceur. Mais pour ma part, elle me convient parfaitement, à tous les étages.

J’en ai pris particulièrement conscience il y a quelques semaines. On revenait avec les filles d’une troisième semaine de vacances ensemble (elles sont toujours vivantes – private joke à destination des gens qui me suivent en story), avec en vue nos 7 derniers jours estivaux.

On sortait du ferry matinal qui nous ramenait de Corse, je roulais sur l’autoroute à 90-100, peinard, calé sur la voie de droite, la fenêtre entrouverte, profitant encore un peu de la fraîcheur de l’air. J’avais le soleil de 7h du matin dans le rétro gauche qui m’éblouissait une partie du visage, du bon Al Green dans les oreilles. Kim endormie à côté de moi, et à l’arrière Lyna qui roupillait pliée en 4, la tête blonde posée sur son coussin en forme de Stitch.

J’étais bien. J’ai respiré en entier pour une fois. Je me suis senti aligné avec mon passé, avec ce moment présent, et surtout extrêmement serein à propos de mon hypothétique futur.

Une divorce n’est jamais une mauvaise nouvelle. Et la vente d’une entreprise, quand vous en avez fait à ce point le tour, non plus. Tout est une question de lâcher-prise, et de détricoter avec autant d’amour ce qu’on a mis des années à bâtir. Oui, plus facile à dire qu’à faire, j’entends bien, mais je crois que j’ai la chance de pouvoir récolter les fruits de ce que j’ai bâti depuis mes 20 ans.

J’ai un peu cherché cet été mais je me rends compte que « la deuxième vie » est un sujet très (trop) peu abordé. Alors que les enjeux y sont immenses. Ça vous dirait que je vous en parle plus régulièrement ici ? Dites-moi en réponse ou en DM sur Instagram 🙂

🎙 Mes podcasts à écouter

Depuis ma dernière newsletter, je vous ai surtout offert des rediffusions estivales, que vous pourrez retrouver dans les flux des podcasts (merci d’ailleurs d’avoir voté pour les épisodes à rediff sur Darons).

Mais dès ce jeudi, vous pourrez retrouver un nouvel épisode d’Histoires de Succès, avec Valérie Damidot en invitée. Ça va envoyer, laissez-moi vous le dire 🙂

Finalement, le seul contenu que j’ai sorti ces dernières semaines, c’est l’épisode final de The Boys Club « ancienne formule » avec Mymy, où on prend 1h pour faire le bilan et je vous y annonce quelques trucs à venir – j’étais censé sortir un épisode estival mais on cherche encore les rushs enregistrés il y a quasiment un an… stay tuned, abonnez-vous.

❤️ Mes kifs du moment

📚Ce que je lis en ce moment : alors OUI j’ai lu l’immense enquête sur Xavier Dupont de Ligonnès, comme environ toute la France j’ai l’impression (en tout cas : tous les gens que je suis sur Instagram), mais je lis aussi avec beaucoup de plaisir La Naissance d’un Père, d’Alexandre Lacroix. L’auteur y raconte son rôle de père de 5 enfants, de ses 25 ans – la naissance de son premier – à son dernier, qui est venu au monde alors qu’il avait 42 ans. Le livre sortira fin août, j’espère avoir son auteur dans Histoires de Darons (vous pouvez le précommander sur la FNAC ou amazon) (liens affiliés).

📺 Ce que je regarde en ce moment :I May Destroy You, une série ultra-puissante sur le thème du viol, du consentement, du trauma, des réseaux sociaux, de l’amitié, de l’amour. Écrite, réalisée, interprétée et produite par Michaela Coel, à qui on devait déjà Chewing-Gum, série british barrée sur Netflix, je ne peux que vous conseiller de vous jeter dessus, même s’il reste encore un épisode qui sera diffusée cette semaine avant de boucler cette saison 1. À regarder sur OCS en France. Et si vous avez besoin d’un avis tiers, allez donc lire Mymy sur madmoiZelle

🎬 Le film que j’ai adoré : je suis allé voir The Climb, c’était vraiment SUPER. Une histoire d’amitié entre mecs, comme elle est rarement montrée au cinéma : certes, il y a entre Mike et Kyle (qui sont amis également « à la ville ») des aspects très « bas du front » comme les mecs peuvent l’être parfois entre eux, mais ils ne définissent pas leur relation.
The Climb met aussi en scène la complexité de leur histoire, de façon très fine, en montrant plutôt qu’en disant. Très masculin, finalement. Je ne vous en dis pas plus. Je crois que The Climb ne se raconte pas, il se regarde. Un peu comme une histoire d’amitié de bonhommes. Si le sujet de la masculinité vous intéresse, n’hésitez pas à regarder les séances près de chez vous. Et à vous abonner à The Boys Club

Voilà, c’est tout pour cette fois. Merci de m’avoir lu, merci pour ton abonnement, merci de me suivre. Coeur sur vous et à bientôt !

Belle journée !
Fabrice

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