L’optimisme n’a pas que des bons côtés

Salut toi, j’espère que tout va pour le mieux dans ton monde.

De mon côté, ça va bif-bof. Rassure-toi, rien de grave, « juste » une rupture amoureuseclassic shit de la vie célibataire, sans doute accentuée par mon besoin quasi-irrépressible de se connecter à un autre être humain — pas forcément d’être amoureux, ni d’être en couple ou de me coller je ne sais quelle étiquette, juste de connecter. Quelle idée.

Ça va bif-bof et pourtant, ça va bien. Dans ma tête, ça va. Dans mon ventre, ça va. La “faute” à cette saleté d’optimisme qui me caractérise.

Je t’avais parlé tout au long de l’année 2020-2021 de mon coaching, que j’ai entamé par un test plutôt bien fichu, qui te sort des zones de forces et de faiblesse. L’optimisme fait clairement partie de mon top 3.

L’optimisme infusé à ce point dans ton organisme, c’est une force, immense. C’est une dinguerie, comme disent les jeunes 🙂 C’est ce qui m’a permis de croire que créer madmoiZelle à partir de rien était possible, c’est ce qui m’a permis de ne pas aller me foutre sous un métro quand j’étais au plus mal, c’est ce qui m’a permis de remettre un genou à terre quand j’étais au sol, puis de me relever, doucement.

Tu ne crées pas ton média web auto-financé sans une grosse dose d’optimisme, et il t’en faut des montagnes pour le faire grandir pendant 15 ans dans cet écosystème (cf ma dernière newsletter). C’est devenu un automatisme, limite vital, chez moi.

C’est d’une puissance folle, tout cet optimisme à revendre, certes, mais chaque force vient aussi avec ses faiblesses. 

Parce que oui, je vois toujours le verre à moitié plein, même quand ce n’est pas le moment. Quand j’aimerais offrir l’occasion à cette tristesse, qui se trouve tout au fond là-bas, de sortir et de s’exprimer, c’est très compliqué. 

Elle doit se frayer un chemin à travers les “c’est pour le mieux pour nous deux”, “ça n’allait nulle part depuis le départ”, “c’est triste mais ça a été une super rencontre”. Autant de phrases générées par mon satané mental, et crois-moi, elles prennent de la place. D’autant plus de place que j’en suis, en plus, intimement convaincu de leur bien-fondé. Ça n’est pas une histoire que je me raconte pour entretenir un déni. 

Je (crois, en tout cas, que je) fais face à la réalité, je sais que cette histoire-là est bouclée. C’est assez clair dans ma tête, mais ptn, aller chercher les émotions “négatives” qui y sont associées, c’est un sacré sport.

Alors je prends le temps. De revenir en moi. De lâcher prise. De laisser aller. D’attendre que la tristesse finisse par sortir la tête de ce parcours du combattant, pour pouvoir l’accueillir au mieux le moment venu.

Mais ptn, c’est tout un sport. Tu m’étonnes que la plupart des gens ne daignent pas ouvrir cette foutue boîte de Pandore des émotions 😀

En attendant, j’ai fait plein de très cool interviews ces dernières semaines, notamment avec Jean-Paul Rouve que j’adooore. J’espère que tu iras l’écouter 🙂

La belle journée et belle fin de semaine à toi !

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