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Questions métaphysiques Saison 5 (2013)

La féminité infériorisée

Pendant les grossesses de Cath, et surtout les trois derniers mois où elle est plus “tangible” pour le futur père de base, j’ai ressenti un étrange sentiment : je ne servais à rien du tout.

Non pas dans mon couple, pour elle, mais en tant que mâle, d’un point de vue de la survie de l’humanité. Si elle tombait dans les escaliers, s’il lui arrivait un malheur, notre enfant pourrait ne pas survivre.

Alors que moi, je pouvais me péter la nuque en ratant une marche, notre progéniture verrait tout de même le jour – et notre descendance serait assurée.

J’avais même cette sensation bizarre d’avoir tout pigé à l’oppression de la femme depuis des millénaires : le jour où les mecs se sont rendus compte que les femmes détenaient cet incroyable pouvoir, celui de permettre à l’espèce de survivre, quoi de plus normal qu’ils aient usé de leur force physique pour bien leur rabattre leur caquet ?

Vous imaginez, si elles s’étaient rendues compte à quel point, nous, les mecs, une fois qu’on avait fourni la gamète, on ne servait plus à rien ?

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Lyna Saison 3 (2011) Vacances

90-10

Avoir des enfants, c’est accepter de s’adonner à une vie de contraintes. On pense qu’on n’aura de contraintes qu’au moment de la petite enfance, mais que nenni, à chaque âge ses contraintes.

Même mes parents, désormais grand-parents, continuent à subir les contraintes de leurs propres mômes, pourtant adultes – éternels boulets de bonheur que sont les enfants.

Je crois qu’on survit à tout ça grâce à une règle, que j’ai appelée le “90-10”. 90 % de moments de contraintes et 10 % de moments de kif, qui, comme par magie, annulent dans le cerveau parental les soucis accumulés les 90 % du reste du temps.

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Saison 1 (2009)

Ponyo : première séance de ciné

Ca compte, dans une vie, nan, sa première séance de cinéma ? Un truc qu’on va refaire des dizaines, des centaines, voire des milliers de fois dans son existence.

Depuis quinze jours, j’me tâtais : deux ans et demi, est-ce trop jeune ou pas pour aller au ciné et se bouffer un film de presque deux heures ? Hier matin, j’me suis dit « tentons le coup ». Allez, séance de 11h, pour voir Ponyo, le fameux dernier dessin animé de Miyazaki.